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La confection des statuts dans les sociétés méditerranéennes de l'Occident (XII<sup>e</sup>-XV<sup>e</sup> siècle)

La confection des statuts dans les sociétés méditerranéennes de l'Occident (XIIe-XVe siècle)

Statuts, écritures et pratiques sociales – I

Édité par Didier Lett

Histoire ancienne et médiévale



Ce volume est le premier d'une série d’ouvrages portant sur « Statuts, écritures et pratiques sociales dans les sociétés de la Méditerranée occidentale à la fin du Moyen Âge (XIIe-XVe siècle) », visant à étudier les
statuts communaux dans une optique d’histoire sociale, non pas comme une source « normative » mais comme une source de la pratique, de leur matérialité et de leur forme d’écriture aux pratiques sociales en
passant par les conditions de leur production et de conservation, leur inscription dans un paysage documentaire communal, leur structure et leur contenu.
Cet ouvrage, plus spécifiquement, porte une réflexion sur la manière dont un statut est construit en s’intéressant aux « auteurs » de la norme, à la rhétorique et à l’écriture utilisées lors de sa confection dans le Midi de la France (Provence, Toulousain, Montpellier, Marseille) et dans l’Italie communale (Toscane, Marche d’Ancône) à la fois dans de grands organismes urbains (Sienne, Marseille, Toulouse, Montpellier) dans de plus modestes (Macerata, Cingoli) et dans de minuscules communautés rurales (Bédoin, Fiastra, Sefro) souvent longtemps délaissées par l’historiographique française et italienne.
De nombreux individus ou groupes de personnes interviennent dans le processus d’élaboration des statuts, de celui ou de ceux qui décide(nt) à celui ou ceux qui met(tent) par écrit : statutarii, juris periti, doctores legum, notaires, notables de la communauté, etc. On cherche ici mieux connaître leur formation, leur origine géographique, leur degré de participation à l’élaboration des corpus statutaires, leur rôle dans la validation, l’authentification, la conservation et la diffusion des statuts.
Ces acteurs se différencient assez peu sur un plan sociologique car la très grande majorité d’entre eux appartient à la frange privilégiée de la population urbaine. En revanche, ils se distinguent par la place qu’ils occupent dans la chaîne de production du statut et leurs compétences. Cet ouvrage jette donc les bases pour élaborer une typologie et une sociologie des acteurs au sein du processus d’écriture des corpus statutaires.

Didier Lett

Didier Lett est professeur d'histoire médiévale à l’université Paris Diderot (Paris 7) et membre senior de l’Institut universitaire de France. Spécialiste de l’enfance, de la famille, de la parenté, du genre et des sociétés italiennes (en particulier des Marches) de la fin du Moyen Âge.

Collaborations intellectuelles ou scientifiques :

La famille, les femmes et le quotidien (XIVe-XVIIIe siècle)
Textes offerts à Christiane Klapisch-Zuber
Homme et société
Volume construit autour de l'œuvre et de l'enseignement de Christiane Klapisch-Zuber, spécialiste mondialement reconnue de la société florentine des XIVe-XVIe siècles.



Haro ! Noël ! Oyé !
Pratiques du cri au Moyen Âge
Histoire ancienne et médiévale
De « Oyé » à « Haro », en passant par « Noël », les cris, si multiples et sonores, sont au Moyen Âge régulateurs des liens sociaux.



Didier Lett
Histoire ancienne et médiévale
Cet ouvrage s'intéresse aux statuts « vus de l’intérieur », c’est-à-dire à l’analyse de leur organisation interne : la structure adoptée, le plan choisi et les thèmes abordés.



Didier Lett
Histoire ancienne et médiévale
Ce volume est le second d'une série d'ouvrages portant sur « Statuts, écritures et pratiques sociales dans les sociétés de la Méditerranée occidentale à la fin du Moyen Âge (XIIe-XVe siècle) », visant à étudier les statuts communaux dans une optique d’histoire sociale