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Penser par Écoles

Penser par Écoles

Édité par Olivier Orain, Jean-Christophe Marcel

Revue d'histoire des sciences humaines



Parler d'« école » à propos de collectifs savants est très commun, mais fait rarement l’objet d’enquêtes historiques. L’objectif de ce numéro est de prendre au sérieux son usage par les savants, non seulement comme étiquette commode ou à charge, mais aussi comme révélateur de la fabrique des sciences humaines et sociales, en particulier depuis qu’elles sont devenues des disciplines (fin XIXe – début XXe siècles). Qui dit « école » dit « maître(s) » et « élève(s) », des modalités de transmission et d’élaboration collective, mais aussi de subversion plus ou moins avouée. La catégorie peut renvoyer à des styles et des pratiques scientifiques (sous la formule controversée des « écoles de pensée »), à des conditions de production localisées, à des modes de fonctionnement de la recherche et de l’enseignement. Bien souvent, on parle d’« écoles » en sciences humaines et sociales pour insister sur la construction, à un moment donné, d’une tradition, sinon d’une orthodoxie. À travers des cas variés dans le temps et l’espace, et d’ampleur inégale, ce volume entend contribuer à renouveler le travail historiographique sur cette catégorie d’analyse.

Olivier Orain

Olivier Orain est chargé de recherches au CNRS, historien des sciences et géographe. Il a participé à l'ouvrage Couvrir le monde. Un grand xxe siècle de géographie française (ADPF, 2006) et est l’auteur de De plain-pied dans le monde. Écriture et réalisme dans la géographie française au xxe siècle (L’Harmattan, 2009).

Collaborations intellectuelles ou scientifiques :

Wolf Feuerhahn, Olivier Orain
Pour ses vingt ans, la Revue d'histoire des sciences humaines a voulu produire un numéro atypique, ouvert à de nouvelles plumes, à des lieux et des types de recherche peu explorés, hors des pôles dominants du champ académique (États-Unis, Europe occidentale).



Olivier Orain
L'étude de Mai 68 a été profondément renouvelée depuis 20 ans. Mais en matière d'histoire des sciences humaines, on en est resté à des évidences : pour certains, il ne fait pas de doute que la physionomie du champ a été bouleversée, pour d’autres ce n’est qu’écume à la surface d’un océan.